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27.02.2008
Un peu de vocabulaire (2)
On continue sur cette voix hein (remerciez Tantor ^^).
Prophylactique : maladie du tique qui se profile et qui s'attrape souvent au bord des lacs (héhé)
Définition sérieuse : Ensemble des mesures (vaccins, tests de dépistage, hygiène) destinées à prévenir l’apparition des maladies. Méthode de protection ou de prévention des maladies, préserve la santé de tout ce qui pourrait être nuisible.
11:24 Publié dans Langue au chat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.02.2008
Une rencontre
On rechigne toujours à aller aux anniversaires. On préfère inventer un côté sombre, cruel et mélancolique à la fête plutôt que d'apprécier la fête elle-même. Et on oublie toute positivité. Car aux anniversaires, il arrive toujours des choses imprévues. En disant cela, je pense bien sûr aux bougies qui refusent de s'éteindre, au gâteau trop dur qui refuse de se laisser couper, aux invités qui feignent un refus de donner les cadeaux, à la chanson traditionnellement massacrée... Bref, toutes ces petites choses font la beauté d'un anniversaire.
Mais il y en a d'autres. Des rencontres.
Si je dis ça, c'est parce qu'à un de ces anniversaires, j'ai rencontré quelqu'un. Par rencontré quelqu'un je veux dire que cette personne a rendu la soirée spéciale. Bien sûr, j'ai gardé pour moi ce que je ressentais. Mais c'est sans doute ce qui a contribué à la beauté de l'anniversaire en question.
Je ne la connaissais pas, j'en avais juste entendu parler. En bien, toujours. Mais c'est tout. D'elle je ne connaissais que son prénom.
En début de soirée, elle était une fille comme les autres, mais très loin d'être insignifiante. Elle avait un physique agréable, une conversation teintée d'humour, et un regard... et un sourire... J'ai le coeur trop sensible, je crois.
Je commence à être bonne comédienne, je pense arriver à cacher la naissance d'un sentiment. Mais à chaque fois qu'on se regardait, à chaque fois qu'on se souriait, mon coeur était ravi !
Je trouve ça injuste et cruel quelques fois. Parce que ce que j'ai pensé à cette soirée là c'est : dans un autre monde ou une autre vie, ça aurait pu aller plus loin que ces regards et ces sourires. Et c'est toujours comme ça que ça fonctionne. Il y a toujours un obstacle, un mur que l'on sait infranchissable. C'est toujours ailleurs qu'on trouve la beauté, et qu'on se rend compte qu'on ne pourra jamais l'approcher...
20:10 Publié dans Bavardage poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un peu de vocabulaire
Péremptoire : Catégorique, décisif, qui n'autorise aucune objection, sans réplique possible.
CasseDédi à Tantor et Dodo (qui n'a pas tord du tout ^^).
19:55 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.02.2008
Elle, c'est ma copine !
Petit texte écrit pour le cours d'atelier d'écriture. L'exercice était d'écrire un petit texte en introduisant deux titres de tableaux. J'ai choisi La corde sensible, de René MAGRITTE, et Prière de toucher, de Marcel DUCHAMP.
Bonne lecture...
Plus aucun soir à la fenêtre. Plus aucun dégoût pour toutes ces choses que l'on trouve si merveilleuses pour peu qu'on les partage à deux. Plus aucun film romantique où je retiendrais mes sanglots de fille seule. Car je ne suis plus seule. Et quel soulagement de le dire, de l'écrire... De le crier : Elle, c'est ma copine ! Et que tout le monde l'entende, et que tout le monde soit choqué, et que tout le monde me regarde sourire bêtement et fièrement en chemise de nuit sur le palier.
Et oui, elle vient de partir de chez moi, un croissant à la main et un sourire aux lèvres aussi bête et fière que le mien. Je n'essaye pas de la retenir, je sais que je la reverrais bientôt, peut-être même ce soir. Je ne m'inquiète pas, je ne m'inquiète plus. Je sais qu'elle reviendra et que j'aurais prière de toucher à son corps, avec mes yeux, avec mes mains, avec ma bouche. Lui effleurer le galbe d'une hanche, la courbe d'un sein, lui donner le frisson d'un baiser... En attendant je peux rêver, je peux voler et m'accrocher à son parfum. C'est la seule trace de son passage chez moi. Là sur l'oreiller, la marque de corps corps immobilisé, et puis disparu, et puis fané. Ca reste comme une volute de fumée invisible, un courant d'air fruité que plus rien ne peut enlever. Ca ne s'évapore pas, ça reste comme une épine qui écorche mon coeur, ou comme un goéland qui effleure la mer avec ses ailes, pour voler. Ca s'accroche à une nuage, bas dans le ciel ; ça le transforme, en éponge pour lui faire pleuvoir ton odeur dans un verre en cristal, sur le chemin d'un vent brisé, devant des montagnes enneigées.
Vous voyez, mon esprit vagabonde quand elle n'est plus là, à croire qu'elle a touché la corde sensible de mon âme. Enfin, je sais qu'on ne parle pas de ces choses là devant tout le monde ; je suis certainement trop rêveuse. Mais maintenant je n'attends plus qu'une chose : que le voile de la nuit tombe sur l'idée de la retrouver.

Prière de toucher, de Marcel DUCHAMP

La corde sensible, de René MAGRITTE
11:35 Publié dans Bavardage poétique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.02.2008
Mais non mon corps !
Bon alors là je passe un coup de gueule à moi-même, enfin à mon corps. Oui je sais, c'est original, mais en ce moment il fait ce qu'il veut et ça ne me plait pas.
Il a d'abord décidé que mes jambes n'étaient pas utiles, et que marcher n'était pas quelque chose d'important. Autant dire que pendant quelques jours j'me suis fait chier comme un rat mort, et pis ça fait bien mal cette connerie !!
Puis en faisant du roller j'me gamèle comme une merde devant tout le monde sur les pavés, et hop un énorme bleu sur la fesse gauche.
Ensuite, hier pour être précise, avant d'aller à l'asso, mon corps décide me lâcher une autre fois, et ce matin vers 8h dans le métro il recommence. Deux malaises en deux jours, c'est un record pour moi !
Au fait Nanas, merci pour le "c'est bidon" ça m'a fait très très plaizir, vraiment, de tout coeur, merci !
10:40 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.02.2008
Fille en fleur
12:55 Publié dans Miousik Time | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2008
The Itty Bitty Titty Committee
Go see the "Itty Bitty Titty Committe"" and then change the world, dammit !
19:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'étais là
Interprète : Zazie
Titre : J'étais là
11:40 Publié dans Miousik Time | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.02.2008
Samedi soir sous la Lune
Vêtus de noir de bas en haut
Battant le rythme près du piano
Trois chanteurs de gospel pur
Trois chanteurs contre le mur
Hier soir j'étais au Gospel Café pour un mini concert d'une partie du groupe Gospel United (en 1er lead Clara, en 2ème lead Cécile, en 3ème lead Georges et au piano Sabrina) et c'était franchement génial ! Bon la dernière fois que je les ai vu en concert j'avais une caméra sur l'épaule alors j'ai pas pu en profiter pleinement, mais là... J'ai encore des frissons avec Great is your mercy !!
Vêtus de noir de bas en haut
Claquant des doigts près du piano
Trois chanteurs de gospel pur
Trois chanteurs contre le mur
Enfin, après ça on est allée au Coming out, histoire de changer d'ambiance (^^). Et là j'ai amené la guitare et Kawthar nous a changé 3 pitites chansons sous les applaudissements de tout le bar.
Franchement une bonne petite soirée, complètement improvisée, et c'est ce qui en fait tout le charme.
Donc merci Kawthar pour la tite soirée, et merci pour les gâteaux lol, ils sont très bons (j'crois que le régime va attendre).
Gospel Café : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.view...
Gospel United : http://www.gospel59.com/#/gospel/
15:55 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les voisins
Ce petit texte est en fait un devoir que j'ai du rendre pour l'atelier d'écriture à la fac. Le sujet était de raconter un fait divers sous le prisme de 4 personnages (le début, le milieu, la fin et les conséquences), un fait divers qu'on avait la liberté d'inventer si on le voulait.
Les voisins
Ma voisine me dérange tout le temps. J'arrive pas à dormir. Elle m'espionne. Et eux ils rigolent. Ils sont toujours en train de rigoler ; et Ils me regardent. Ils sont toujours en train de me regarder. Avec leurs visages noirs. Comme la haine. Je les hais ! Elle et sa fichue manie de me rabaisser tout le temps, devant tout le monde. Les autres croient que je suis folle ! Ils croient que je suis bonne pour la camisole, et ils me forcent à avaler des cachets dégoûtants. J'ai l'impression de pas exister. Et j'arrive pas à la battre, j'arrive pas à l'abattre. Elle est beaucoup trop forte. Et Eux trop malins. Un soir elle voulait revenir ma voisine, je la voyais dans le miroir avec son air sournois. Elle me disais que j'étais une moins que rien, que je valais pas grand chose. J'avais peur, je tremblais...
... comme une feuille ! C'était pathétique à voir. Elle est tellement faible, elle ne sait rien faire de ses dix doigts. Elle sait juste dessiner, mais ça ne la mènera nulle part. Moi j'essaye de l'aider, de la faire évoluer. C'est elle qui ne veut pas, elle ne veut pas de moi. Elle m'appelle sa "voisine" mais elle ne me tolère pas. Et elle dit que ça la gène qu'ils soient toujours là à la regarder, mais ils sont juste curieux. Personne ne veut lui faire de mal. Moi je veux juste qu'elle arrêter de se plaindre, qu'elle arrête de pleurnicher. Je vous jure que l'autre soir devant le miroir de la salle de bain, avec ses yeux rouges et ruisselants de larmes, et la chair de poule qui faisait comme des pics sur sa peau, elle était pathétique. Elle essaye de me faire comprendre qu'elle ne m'aime pas, et à chaque fois elle trouve quelque chose de différent. Elle choisi toujours la facilité, sans jamais vraiment se battre. Cette fois là c'était la lame de rasoir. Très original n'est-ce pas...
Moi je tremblais comme une feuille. Un truc pareil qui arrive, on s'y habitue pas. A chaque fois je dis que je vais la mettre dans un établissement spécialisé, mais elle me dit qu'elle a trop peur, "qu'ils" vont revenir et "qu'elle" va encore la rabaisser. Elle ne veut pas voir de médecins, elle ne veut pas être sous traitement, elle dit que ça finira par l'abattre. Je sais jamais comment réagir, et pourtant c'est la huitième fois qu'elle fait ça. J'ai tellement peur qu'il lui arrive quelque chose, qu'elle perde sa réelle identité... Mais au fond je crois que je ne sais pas qui elle est véritablement. Quand elle parle je ne sais jamais si c'est Anaïs ou si c'est l'autre qui est en elle, celle qu'elle appelle "elle" ou bien sa "voisine" ? Je me rappelle quand ils l'ont diagnostiquée, le choc que j'ai reçu. Elle ne s'en rendait pas vraiment compte bien sûr. Je ne vis pas dans son monde, mais à chaque crise, chaque fois qu'elle essaye de s'edn débarasser - et elle échoue, heureusement - j'ai l'impression que sa vie devient un véritable cauchemar.
Pour elle c'est comme être aspirée dans un trou noir. La skyzophrénie à proprement parlé désigne tous les états mentaux qui présentent comme caractère essentiel la rupture de l'unité psychique du sujet. Celle dont est atteinte notre patiente est appellée skyzophrénie hébéphrénique, malheureusement c'est la forme la plus résistante aux thérapeutiques. Elle a aussi une forte tendance à la paranoïa. Pour elle le regard est important. Elle me parle souvent du miroir, de "eux" qui la dévisagent, qui se moquent d'elle sans parler. Elle évoque tout le temps sa "voisine", mais finalement elle a plusieurs voisins. L'une qui essaye de la faire sortir d'elle même, et les autres, tout aussi imaginaires, qui assistent au spectacle et la persécutent. Il faut qu'elle trouve un autre moyen de les battre, car faire une tentative de suicide ne peut qu'accentuer la volonter de sa voisine de la faire partir de son esprit. Elle aussi essaye de se défendre. Sa vie c'est son théâtre, son monde. Et elle ne veut pas le partager. Comme je le disais, il n'y a pas de traitement efficace contre ce type de skyzophrénie. Elle est toute seule. Enfin presque.
12:55 Publié dans Bavardage poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

