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29.01.2008
Ca pue tout ça
Ma chère Nanas, je crois bien qu'on va passer la St Valentin en tête à tête, et je te jure que j'vais boire !
T'inquiète j'prépare la bouteille de Soho, la Vodka, le jus d'orange, le jus d'ananas et hop, on va voir qui c'est qui aura le feu au cul ! Je chanterais des chansons tristes, et quand j'en aurais marre, je ferais péter les cordes de ma guitare. On fera des photos à la con et on dessinera sur nos seins. Ptêtre même qu'on gueulera dans les couloirs. Et avec un peu de chance on pensera à rien d 'autre qu'à dire des conneries et à maudire les autres, ceux qui s'aiment.
On sera un peu pathétiques, un peu mélancoliques et certainement bourrées. On sera fatiguées, en colère ou juste blasées. On sera apeurées par l'âge qui augmente, et déprimées parce qu'au lieu de passer ce 14 février avec quelqu'un qu'on aime vraiment (ou au moins un tout petit peu), on le passera a oublier. Et le lendemain on se souviendra qu'on était que des pauvres filles mal baisées (mdr, mon vocabulaire s'enrichi au fil des années ^^).

M'enfin j'men fout, moi j'te love ma Nanas.
14:25 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Deuxième ombre (3ème version)
Petit texte sans prétention. C'est un essai sur le thème "rouge". En vérité c'est un texte que j'avais déjà écris il y a un an et demi, mais que j'ai pas mal modifié. Bon ben j'espère que vous allez aimer...
Hier j'ai tué ma dernière victime. Je l'ai laissé seule, gisant dans le linceul de sa mort. j'ai ignoré ses plaintes, ses gémissements de douleur, ses regards suppliants. Je l'ai laissé dans son lit, et j'ai ramené ses couvertures sur son corps pour cacher son trou à la poitrine. A la place, une tache de sang est apparue. Une tache de sang en forme de fleur, puis en forme de rien.
Et je suis parti.
Finalement c'est dans un bar, assit sur un vieux tabouret en bois que je me suis retrouvé. Je pourrais même dire échoué. Il y a comme une odeur malsaine qui règne dans la pièce, une odeur de magouille et d'ennui. Je demande à ce qu'on me serve un whisky, ce soir j'en ai besoin.
Il y a une belle jeune femme qui discute avec un homme en blanc, un marin. Derrière le comptoir, sa robe rouge s'agite sur les tourments d'une musique mélancolique. Ca me fait presque rire. Je demande un énième verre. Je la sent qui me regarde, et je sais, lorsqu'elle fait glisser le verre sur le comptoir, qu'elle a pitié de moi. Elle doit en voir souvent des gars comme moi. Des habitués, des hommes qui restent jusque tard, jusqu'au petit matin, et qui se consument là, sur ce comptoir. Des années qu'elle doit en voir... Ses cheveux bouclés retombent sur ces épaules avec une certaine nonchalance. Je pourrais la trouver jolie si je voulais. Mais ce soir il n'y a que l'alcool qui m'attire. Je veux le sentir couleur dans ma gorge et s'infiltrer dans mes veines. Pénétrer ma chair. Car tout ce qui compte c'est doublier. Une autre gorgée, pour tenir. J'ai envie d'allumer un petit ninas.
Mince je suis vraiment pathétique ! J'ai l'air de quoi avec mon chapeau, mon teint gris et mon verre qui ne bouge plus ? Et cette musique qui n'en fini pas de grincer dans mes oreilles, cette musique si mélancolique, si triste pour un homme aussi malsain que moi. Malsain comme ce bar, comme cette robe rouge qui voudrait que je la ravisse, comme cette bouteille de whisky presque vide à côté de moi. Malsain comme la Lune qui ne dit jamais rien quand je tue, quand j'exécute.
A chaque nouvelle vie volée, les images des familles brisées me revienne. Et le goût du sang entre mes lèvres devient plus fort, si fort qu'il me poursuit comme un parfum. Et même lorsque l'alcool coule dans ma gorge, je sent les cendres de ma chair jaillir hors de moi sous la forme effroyable d'une deuxième ombre qui me fuit.
13:00 Publié dans Bavardage poétique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sur le bout de la langue
12:25 Publié dans Légèreté et positivisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.01.2008
Au port
22:05 Publié dans Miousik Time | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2008
Message pour ma Tantor
Alors, j'ai pas mal de choses à te dire ma Tantor !
Premièrement, puisque tu me le demandes : mon impression sur le tournage. Trois jours intensifs, mais c'était bien. Y a eu quand même quelques tensions (artistiques), dûes à la fatigue et aux examens qui approchaient. Mais y a pas mal de choses positives à retenir.
J'ai peut-être pour la première fois dans ma vie pris conscience que ce que je voulais vraiment faire c'est du cinéma (peut-être monteur, et en tout cas j'continuerais à écrire hein). Oui je sais, pour une fille qui est dans une fac de cinéma, c'est bizarre de se dire ça alors qu'elle est déjà dedans... Mais bon, c'est pas évident non plus (pour excuse : combien d'étudiants, tels des brebis galeuses, se sont égarés de ce grand et tortueux chemin qu'est celui des études...).
Sinon bien évidement l'ambiance du tournage était super : beaucoup de fou-rires, de "Aziz, lumière", de sous-bouffe (j'entends par sous-bouffe des produits typiquement américains ou italiens qui passent directement de l'oesophage au cul)...
Je crois qu'on a eu des têtes de déterrés pendant au moins 5 jours, des vieilles cernes (presque des valises ^^)...
Après au montage c'était moins feun (c'est la partie la plus "chiante", la plus technique) parce qu'on connaissait pas le logiciel, et comme on n'était pas chez nous (enfin chez moi ^^) on voulait pas faire péter l'ordi. Mais c'était interessant (vive le sirop de citron qui m'a tenu éveillé jusqu'à 2h30 et qui a flingué le bureau de Kawthar...).
Voilà pour ça ! Sinon la question des études. Ben ui heureusement que j'me la pose, depuis un an déjà, sans savoir vraiment ce que je veux faire. Mais ça se dégage peu à peu.
Donc là je m'apprète à tenter : La Fémis, l'ESEC, l'ESRA, l'EICAR et l'INSAS (et pitêtre le CEEA).
Voilà pour ça. Et maintenant Kévin ! Euh ben du coup je sais pas quoi te dire. Je dois t'avouer que j'ai rigolé quand tu me l'as dit, parce que décidément je crois que t'arriveras pas à te détacher du monde gay (ta moitié et l'homme sur qui tu flashes).
PS : Trompes-toi de vestiaire la prochaine fois...

18:55 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2008
Citation
"On se figure que le cinéma est une simple caméra remplie de pellicule et que la réalité dehors se trouve toute prête à être photographiée, alors que face à l'ojectif, c'est tout simplement soi-même que l'on expose."
"Dans le miroir on aperçoit la mort au travail." [Jean COCTEAU]
21:40 Publié dans Langue au chat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.01.2008
1er jour de tournage
Le lundi 08 janvier 2008 : 1er jour de tournage
Début : 19h00







16:05 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.01.2008
"To be or not to be"
Aujourd'hui est le jour de LA question, la grande question, celle à 1000$.
Je parcours les sites des écoles de cinéma, j'essaye de travailler en n'ayant une motivation qui est au niveau de mes chaussettes, j'essaye de ne pas me dire que tous les efforts que je fait (ou ne fait pas) ne servent pas à grand chose...
Alors voilà, je me pose LA question : qu'est-ce que je vais foutre plus tard ? Est-ce que finalement je me destine à être serveuse, vendeuse de bureaux à IKEA ? Ou bien est-ce que je dois m'accrocher à mes rêves, au risque de tomber très bas ?
Je sais que je devrais prendre un risque, ce ne serait pas moi sinon, mais pour une fois je n'en suis pas sûre. Je n'ai pas grand chose de solide dans la vie. La seule chose que je suis certaine d'avoir, c'est de l'imagination, mais ça ne fait pas tout. Je ne suis pas sûre d'avoir du talent pour l'écriture, ni même lorsque je manipule des images avec Photoshop... Je ne me donne pas les moyens de faire ce que j'aime, de les développer. Je stagnerais toujours dans mon style d'écriture (si j'en ai un), je ferais toujours les mêmes choses avec Photoshop ou avec les mêmes logiciels de montage vidéo de base que j'ai.
La vérité c'est que je ferais tout pour avoir un minimum d'enseignement pratique. J'en ai marre de la fac. J'en ai marre de l'ambiance, de voir toujours les mêmes têtes, d'avoir les mêmes cours, de parcourir les mêmes couloirs, d'aller dans les mêmes salles de classe.
Et j'ai l'impression de ne plus me connaître. Je voudrais changer d'appartement, enlever tout mon bordel et n'avoir que le stricte minimum. Je voudrais passer mon temps à écrire, à imaginer des films et pourquoi pas les réaliser. Je voudrais aller au cinéma tous les jours. Je voudrais aller à Paris. Je voudrais apprendre. Je voudrais rencontrer de nouvelles personnes. Je voudrais parler jusque tard de cinéma, de musiques, de voyages...
Il est temps pour moi de voler de mes propres ailes... mais avant je dois régler certaines choses.
15:10 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


