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31.12.2007
Martine danse la Tecktonik
Je viens d'aller faire un tour sur YouTube et j'ai été effrayée ! Partout des vidéos de cette danse si bien connue aujourd'hui : la Tecktonik. Plusieurs choses m'effroie dans cette nouvelle mode : l'engouement qu'elle sucite, l'uniformité qui en ressort, et d'autres petits trucs sans grande importance...
Ainsi, à Lille, le mercredi et le samedi sont les jours de la Tecktonik. Vers 14h des jeunes se rassemblent devant l'Opéra et un peu partout dans la ville pour danser. Des gens s'arrêtent pour regarder ce spectacle. Personnellement moi je m'arrête parce qu'à chaque fois je suis partagée entre l'envie de rire et la peur. Pas mal de gens me dirait que j'ai peur parce que je ne connais pas cette danse. Mais... c'est faux ! Je la connais, j'ai même essayé de faire quelques pas, c'est pour vous dire. Nan, j'ai peur parce que je me dit : si les jeunes s'expriment comme ça aujourd'hui, qu'est-ce que ce sera plus tard. Je suis vieux jeu c'est vrai -et pourtant je n'ai que 20 ans-, ils pourraient s'exprimer en lançant des bombes lacrymo...

Le problème c'est que la plupart des jeunes s'y mettent, créant un espèce de super groupe de jeunes en jean slim et veste fluo avec du gel dans les cheveux. Dans les baladeurs ou les voitures : de l'electro. Dans les penderies : des chaussures avec des têtes de mort roses sur fond noir. Tout le monde a le même style (enfin exit les baba-cool, les gothik, les hyppies, les EDHEC et les Snoop Dog et Missy Eliott en herbe). Des magasins Tecktonik se sont ouverts et vendent tous la même chose : ceinture, jean slim, veste zippée avec des motifs géométriques dessus, tee-shirt moulant et chaussures du style Converse ou Vans basses. Le "style" Tecktonik se résume à ça. Pour ce qui est de la musique, aucune critique à faire, c'est sympa, j'aime bien. Pour la danse, aucune critique à faire non plus, exit le côté ridicule de la chose quand on la voit pour la première fois (et quand c'est mal dansé)... c'est une bonne danse, qui est pas évidente à exécuter.
Mais même si la Tecktonik fait partie de la culture jeune, j'ai l'impression qu'elle est en train de la bouffer. Il ne lui reste plus que ça. Les gamins commencent à la danser vers l'âge de 6 ou 7 ans, âge où moi je faisait du piano et du ping-pong. Alors okay, chaque temps a sa mode et chaque mode évolue, mais merde... là ça va trop loin quand même. On est obligé de se taper de l'américanisme à tout ca, et on doit aussi se coltiner de l'electro dans la gueule tous les mercredi et samedi. On doit voir sur chaque paire de jambe un slim, sur chaque tête un pot de gel et dans chaque magasins des paillettes.
Et c'est un drame car les mecs "tecktonisés" ressemblent à des gays efféminés, du coup y a une véritable confusion des genres. Les filles se tiennent la main dans la rue, deviennent des émo-tecktono-suicide girls, gloussent et se donnent des surnoms du genre : LeCtra, Chouby ou je ne sais quoi...
Ah, elle est loin l'époque du bagguy... *nostalgie*
14:25 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
Mise à nu(it)
J'aime pas les nouvelles années. D'abord parce que quand une nouvelle année commence, j'ai toujours l'impression d'être nue, vierge et complètement vulnérable. Comme si l'année d'avant était morte, comme si je n'avais plus aucun repère, comme si j'étais toute petite, comme si je devais réapprendre à vivre.
Il y a une phrase que quelqu'un m'a dit un jour, qui résume une façon de pensée négative mais parfois vraie ; on m'a dit "C'est parti pour une nouvelle année d'emmerdes." Si on regarde bien en arrière, chaque année on a de plus en plus de problèmes, de responsabilités, de questions qui nous tiraillent. Et les gérer devient une sorte de défi, qui nous fait grandir et devenir adulte.
Avant, quand on était petit, on s'émerveillait de plein de choses -futiles parfois-, de détails. En grandissant on perd nos yeux d'enfants, on perd cet espèce d'enchantement au profit d'un sérieux souvent dérisoire. Et le pire c'est qu'on veux devenir sérieux, on se dit que grandir nous permettra d'échapper au malaise de l'adolescence, que grandir nous donnera des ailes, nous rendra une certaine liberté... et on en oubli les chaînes qui ne sont jamais très loin.
Alors quand une nouvelle année commence, qu'on a l'impression d'être toute nue, et qu'on voit déjà se profiler des problèmes qui viendront se rajouter à la pile -déjà haute- de ceux qu'on a eu les années précédentes... on n'aime pas les nouvelles années. Et c'est même pas parce qu'on se sentira plus vieille, ça on s'en fout ! C'est juste qu'on sait la fatigue que l'on va avoir et l'énergie qu'on va devoir consommer, et surtout, on sait que les moments de repos ne seront pas très nombreux.
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27.12.2007
Humeur du jour

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26.12.2007
Chronique de Noyel 3/3
La vague de shopping est passée, emportant les chieurs avec elle. Orléans s'est donc vidée ! En bonne cinglée, je suis allée y faire un tour cet aprèm. Ca sent toujours les marrons et le vin chauds, y a toujours un peu de monde dans les magasins (ça je comprends pas trop pourquoi : les gens s'offriraient-ils des cadeaux pour le jour de l'an ?) et il fait toujours aussi froid. J'ai cru que j'allais perdre mes doigts !
Dans cette dernière chronique, je vais réagir à un post d'une de mes meilleures amies : Coco (http://blondpower.hautetfort.com/). Donc ma Coco : rien ne sert de s'énerver, il faut dormir un peu (copyright déformé : La Fontaine).
Tout problème a une solution. Il faut bien tout séparer. D'un côté il y a le fait que ton namoureux est pas là qui te fait te sentir seule (rajoutons à celà le fait qu'aucun de tes amis n'est près de toi). D'un autre côté il y a les études. Là c'est compliqué parce que va falloir prendre des décisions. Des décisions du genre : je bosse mon année pour l'avoir, je fait mes dossiers de concours, je me bouge l'arrière-train pour passer les concours (et donc les réviser)... Et se préparer à deux éventualités : acceptée dans une école de cinéma, ou pas acceptée. Si acceptée, ben là y a les problèmes de logement, de la vie à Paris, du financement de l'école... Et si pas acceptée, y a le problème de "quoi faire alors" ?
Y a toujours des trucs sur lesquels rebondire : la Marine, Valenciennes, un master... Faut pas lâcher la bride, faut juste essayer de la retenir le plus longtemps possible.
Bref, de toute manière ça sert pas à grand chose de dire tout ça, tu le sais déjà, je le sait, tout le monde le sait ^^. Sache juste qu'on est tous dans la même merde, et que faut se serrer les coudes. Tu te sentiras seule bien d'autres fois dans ta vie, et tâche de te rappeler que y a toujours pire qu'une petite crise existentielle (deux crises existentielles... ==je sors=>). Et ça, ça vaut pour tout le monde, même pour moi. Je te nems ma Coco.

Dessin de Goretta © (http://jeunefillebien.canalblog.com/)
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24.12.2007
Chronique de Noyel 2/3
J'ai encore du mal à me dire : "Ca y est, c'est Noyel ce soir à minuit, on va bouffer comme des gros porcs (ou au moins comme des moyens), on va faire des jeux de société jusqu'à ne plus savoir se servir de nos mains, on va lorgner sous le sapin histoire de voir quel(s) cadeau(x) on va pouvoir déchirer comme des bêtes (ou des gens civilisés)..."

Bref, je me dit beaucoup (trop) de choses quand viens Noyel ! Et c'est après avoir passé une nuit sur fond de ronflements beau-frèriens que je vous écrit. N'ayant donc pas beaucoup dormi je m'imagine des choses, je rêve un peu debout. Je me demande comment se passe Noyel chez les autres. Est-ce qu'il y a un sapin ? Est-il petit, moyen, grand ? Est-ce qu'il est surchargé en guirlandes ou en boules ? Est-il fait depuis longtemps ? Les cadeaux sont-ils déjà en dessous ? Depuis longtemps (certains aiment faire languir les autres) ? Le Père Noyel va-t-il frapper à la porte pour les tout petits ? Certaines familles vont-elles chanter des chants de Noyel ? Y en a-t-elle qui vont regarder la télévision ?
Bref, que des questions à la con qu'à 11h11 exactement, et suivant le contexte, je ne peux que me poser (la connerie fait des ravages dans ma famille ^^).
11:05 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.12.2007
Chronique de Noyel 1/3
Puisque Sainte Tantor râle que je met pas mon blog à jour, je poste un article qui va venir rejoindre la haute pile de merdes webesques.
C'est avec un fond de piano que je vous écrit ; la plume lyrique et magique (à Noyel il en faut un peu), je crois n'avoir pas grand chose à dire. Alors vous vous contenterez de peu, savourant chaque mot avec émerveillement et reconnaissance.

Ici à Orléans, il fait froid ; comme dans toutes les autres villes de France à cette époque, d'ailleurs. J'ai parcouru la ville à vélo, les mains gelées malgré les gants, et j'me suis dit : quelle merde ! Ca a beau être Noyel, c'est vraiment la cohue partout ! Les gens se bousculent, ne se disent pas pardon, sont près à tuer pour avoir le dernier album de Johnny, embouteillent les rues en formant des queues astronomiquement longues...
(C'est un cauchemar, mon frère joue des chansons de Noyel sur le synthé du beau-frère... aaaaaaah, achevez-moi !)
Et malgré l'odeur des marrons chauds (insupportable cette odeur, je trouve), je trouve quand même un charme à Noyel. Non pas que les paillettes qui se mèlent au traditionnelles couleurs rouge et verte me mettent du baume au coeur, mais l'ambiance générale m'enchanterais presque...
Et je me surprends à vouloir me vautrer sur le canapé, devant la télé, à dévorer des marrons glacés en regardant des Disney, Astérix ou même Dawson (si ça peut me faire retomber en enfance).
15:55 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.12.2007
Les poilades de MC. Georgette
Alors que nous discutions avec MC. Georgette de sa trahison à la jachère hivernale en matière de pilosité, je me suis posée une question : une femme est-elle aussi superficielle pour ne s'intéresser -et finalement ne se résumer- qu'à ses poils ?
Alors oui, MC. Georgette, comme bien des femmes dans ce monde, est toute contente lorsqu'elle s'épile les jambes, sorties tout droit d'une pub de Vénus : "Rise & Shine". MC. Georgette, est aussi, comme bien des femmes dans ce monde, terrorisée quand ces cheveux sont trop gras, ou bien quand les poils sur ses jambes sont tellement longs qu'elle pourrait presque les peigner. MC. Georgette est, comme bien des femmes dans ce monde, persuadée qu'avec son corps, elle aura le monde au creux de sa main. Alors elle en prend soin, alors elle le bichone, elle l'huile, elle le badigeone de crème, elle le torture, elle l'infantilise. Mais MC. Georgette est aussi et surtout, comme bien des femmes dans ce monde, pathétique.

Oh Mariah, je veux les mêmes jambes que toi...
Superficialité rime avec non-pilosité, et oh... aussi avec Mariah Carey !
Pour MC. Georgette : http://www.gillettevenus.com/ca/fr/
00:10 Publié dans Faites comme chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
