31.03.2007

Petit conte pour enfant (début)

Il y a une histoire, une belle et triste histoire qui m'a été racontée il y a plusieurs années. Au moment où je vous parle, elle doit sûrement avoir fait le tour de mon pays, celui d'où je vais vous raconter cette histoire.

Il y a bien longtemps, au cœur d'une ville, d'une très grande ville, pleine de lumières, de dangers, et de mystères, vivaient deux êtres doués d'une intelligence et d'une beauté plus forte que tout. Un lien puissant les unissait, mais ils ne le savaient pas encore. Ils étaient curieux de tout, vivaient pour la magie de la nature et de la vie.
Pour tous les habitants de cette ville et plus particulièrement pour ces deux êtres bien curieux et rêveurs, elle constituait un lieu magique. Les façades des restaurants étaient parsemées de petits cristaux de roches semblables à des diamants, des guirlandes de fleurs ornaient les enseignes, et sur chaque portes de chaque maisons, était fixée une petite clochette qui produisait un son différent suivant les rues. On ne reconnaissait pas les habitations par des numéros comme de nos jours, mais par des petits symboles. Ainsi, dans la rue des fleurs, on voyait des marguerites, des pétunias, des géraniums et toutes sortes de fleurs toutes aussi belles les unes que les autres. Dans la rue des nuages, on en voyait des noirs, des gris, des blancs, des cotonneux… Il n'y avait qu'un quartier, un seul quartier, que personne, sauf ses habitants, n'osait pénétrer : le quartier des enfers. On avait entendu des rumeurs, des conversations que les plus courageux avaient rapporté en réussissant l'exploit de s'approcher de la première maison de ce quartier. Il apparaissait que ces personnes là, avaient vu des ombres, toutes sortes de choses, horribles et inquiétantes. Mais bien sûr, si la moitié de la ville craignait plus que tout ces rumeurs, l'autre moitié se plaisait à croire que de telles absurdités ne pouvait être dites que de la bouche de menteurs. Ainsi, les habitants vivaient leur vie, avec leurs croyances, avec leurs différences et avec leurs secrets.

Mais commençons plutôt cette histoire.

medium_illus_conte.jpg

Dans cette ville, il y avait un libraire, c'était le seul libraire de la ville, le seul, mais on n'aurait pas vu meilleur. Dans son petit commerce étaient entreposés sur de grandes étagères des milliers de livres, des gros, des petits, des poussiéreux, des abîmés, des anciens et précieux… bref, il y avait là de quoi faire rêver toute la terre entière ! Vous imaginez ? Tout un rayon sur des histoires de piraterie, de princesses sauvées par de preux chevaliers, des histoires de dragons crachant du feu… Le paradis. L'homme qui tenait cette grande librairie était un dénommé M. Hastings, un vieil homme avec une longue barbe blanche, mais qui en savait plus que n'importe quel autre dans cette ville. C'était un sage, et pour cause, il avait plus de 200 ans. Il était vieux et avait de plus en plus de mal à se déplacer. Il passait le plus clair de son temps dans cette librairie, à feuilleter les livres comme pour s'en imprégner une dernière fois. Mais M. Hastings savait qu'il ne serait pas éternel et voulait que sa librairie continue à vivre quand il ne serait plus là. Il avait donc, pour remédier à cela, pris soin d'apprendre tout ce qu'il savait à son fils, M. Hastings Junior. C'était M. Hastings Junior qui dirigeait la librairie maintenant, même si c'était sous l'œil bienveillant de son père.

M. Hastings Junior avait une fille, une jolie jeune fille, Amarya, âgée de 19 ans. Sa plus grande passion était de lire et de rêver à d'autres mondes. Elle avait un esprit imaginatif, elle pouvait peindre des situations farfelues. Elle pouvait raconter des histoires sorties de son imagination en quelques secondes, c'était une rêveuse née. D'ailleurs tout ce qui lui importait dans la vie, tout ce qu'elle s'était construit dans sa bulle d'imagination, était né des livres de son grand-père. Il ne se passait pas un jour sans qu'il lui raconte une nouvelle histoire et sans qu'elle s'en émerveille. Elle ne se lassait pas d'entendre ses histoires de pirates, d'ogre ou de princesse, de dragon et de sorcières… La vérité, c'est qu'elle adorait ça !

Bien sûr, elle était loin de se douter qu'un jour, une de ces histoires allait lui arriver.

No Man's Woman

Titre : No Man's Woman

Interprète : Sinead O'Connor

Site officiel : http://www.sinead-oconnor.com/


28.03.2007

Pffff

Si je dis que j'ai peur... Et si je dis aussi que j'aime pas la nuit parce qu'elle m'empêche de penser comme je veux, d'oublier, de ne pas penser à certaines choses aussi. Si moi je ne veux pas que ça arrive. Si moi je ne veux pas que les ennuis commencent. Si moi je ne veux pas penser à elle parce que c'est la pire des choses.

Et si moi je n'arrive pas à empêcher tout ça ?

Un très gay anniversaire Pierre

 medium_logo_frite.gif

 

Alors aujourd'hui c'est l'anniversaire d'un grand ami, grand par sa taille et par son intelligence ^^

Pierre, je t'aime

medium_gay.jpg

Fumer - Skye

J'ai découvert une chanteuse il y a quelques temps déjà, inconnue du grand public je pense, en tout cas, y a juste quelques vidéos sur le Net, et c'est tout.

Donc voila, bonne écoute les gens ;)

Titre : Fumer

Interprète : Skye

Site officiel : http://www.skye-skye.com/


25.03.2007

Un matin comme un autre

J'ai décidé depuis hier de travailler ma nouvelle Un matin comme un autre, pour qu'elle soit vraiment bien écrite, plus longue aussi, et plus complète. En fait je ne sais pas si je vais en faire une nouvelle où bien un roman. En tout cas ce qui est sûr, c'est que ça restera sur du papier, ça ne sera pas un projet de film.

Extrait :

"C'était un matin comme un autre, un matin où la lumière filtrait à travers les rideaux, et où j'étais réveillée par son parfum. C'était comme ça que je démarrais la journée. A peine j'ouvrais les yeux que je la voyais s'étirer comme un chat, signe qu'elle était réveillée. Bien sûr, on ne dormait pas tous les jours ensemble, on avait chacune notre vie. On voulait juste faire un essai, pour voir comment ça fonctionnait. Et puis finalement l'essai s'est prolongé. Ca fait un an qu'on s'essaye, et on s'essaye plutôt bien je trouve."

Le rire

C’est comme un cheveux sur la nuque, un cheveux qui dérange, qui démange, qui chatouille. C’est le vent qui passe, qui balaye le visage et qui s’engouffre à travers les manches et qui fait se dresser les poils, puis avoir un frisson. C’est aussi une plume qui se dépose sur le bras, sur le ventre ou n’importe où sur la peau. C’est parfois un mot, une expression sur un visage ou bien simplement un sourire.

C’est comme une montagne de pluie qui vient se déverser en torrent sur nos habits de soie, comme des pétales de roses, qui lentement viennent mourir sur nos frêles épaules.

Ce sont toutes ses choses, les plus simples du monde, qui font que dans notre bouche se révèle notre voix, et rayonne au dehors comme un soleil.

21.03.2007

On est tout seul la nuit

Je me pose souvent des questions, trop peut-être. Sûrement.

Je viens de recevoir un texto d'une fille que je ne connais pas beaucoup mais avec qui je me sent bien. Elle me dit qu'elle ne peut pas venir jeudi... et tout mon monde s'écroule. Pourtant c'est juste un texto, rien que des mots écris dans un français approximatif, pour faire vite, pour faire court.

Alors la question que je me pose ce soir est la suivante : est-ce que j'ai vraiment un problème ? Je veux dire, en dehors du fait d'être lesbienne, est-ce que jen'attire les filles, pourquoi je les garde comme des bonnes copines et c'est tout... Est-ce que je n'ai pas d'humour, est-ce que je suis laide, est-ce que je ne suis pas de bonne compagnie, est-ce que je ne suis pas interessante ? Je me pose vraiment la question, parce que là... je ne comprends pas bien.

medium_glacon_splash_feuille.jpg

Je sais qu'il faut du temps aux choses, je connais la valeur du temps, parce que justement, je passe ma vie à le laisser filer, à le laisser couler entre mes doigts, et à ne rien attrapper qui soit palpable.

Plus j'attends, plus je suis vide. Voir des amis ne fait que repousser à plus tard l'envie de démissionner complètement. La nuit c'est le plus terrible, car la nuit il n'y a personne, "on est tout seul la nuit" comme le dit si bien Mademoiselle K. Je l'attends toujours ma bonne claque, celle qui me fera changer de direction, celle qui m'ouvrira les yeux tellement elle aura défoncé mon visage, tellement elle aura marqué ma peau.

Je sais que je vais changer plein de choses dans ma vie, que le fait de faire ce projet "dragking" va me faire grandir sur le plan artistique et intellectuel... Mais il manque quelque chose, quelque chose d'important.

Je suis devenue trop méfiante et trop conne aussi. Je suis tombée amoureuse une fois, et tomber m'a fait mal, m'a fait pleurer aussi. Beaucoup. Souvent. C'est normal que je sois méfiante après ça, mais alors comment puis-je être aussi influençable ? Comment est-ce qu'un texto peut me faire ça ? Est-ce que c'est juste une goutte qui tombe sur le sommet du vase ? Ou est-ce que c'est plus que ça ?

Dis-moi, cette claque tu veux pas me la donner ?

13.03.2007

L'Autre

Je vais parler de l'autre, de cet inconnu que je fantasme, qui s'insinue dans mon être sans que je sache exactement pourquoi.

L'Autre.

Je le rêve parfois, souvent. Je l'idéalise aussi, j'essaye de le deviner. Je lui dessine des traits de caractère, je le façonne, je le découpe, je le modèle. Je le ficelle aussi, je l'incarcère, parce qu'il est à moi.
Lui seul me connait vraiment car moi seule le connais vraiment. On s'échange, on se sait.
Je l'impatiente souvent, enfin... au hasard de la vie, quand j'attends sous la pluie ou dans le métro. Je le cherche, je le noie sous un flôt de paroles, je le taquine.
Cet Autre, je ne le touche jamais car il n'est pas palpable, je le sent juste sous mes doigts, comme une volute de fumée qui m'échappe des lèvres, parfois.
Cet Autre, c'est le vent qui le transporte, qui lui transmet mes billets doux, mes colères. C'est mon parfum qui l'attire, ou bien est-ce mon caractère ? Il est si différent de moi, il me supporte, même les longues soirées d'hiver, lorsqu'il n'y a plus rien d'autre à faire qu'aimer.

Cet Autre, c'est toi, c'est elle, c'est lui, c'est nous.

medium_240597721_06cc12524d.jpg

Toutes les notes